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Mise en œuvre des tests antigéniques

Article publié le mardi 1er décembre 2020
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Le SNIES UNSA Education n’est pas favorable à la mise en œuvre des tests antigéniques par les infirmier·ières de l’Education Nationale.

Pourquoi ?

  • L’objectif de cette décision gouvernementale est « la poursuite de l’exercice des missions des personnels dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire » selon les Ministres. Ce n’est pas l’objectif défini par la politique de santé à l’Ecole de 2015.
  • Il aurait été d’abord nécessaire de définir les besoins ou les circonstances exceptionnelles justifiant cette mise en œuvre (accès difficile aux lieux de tests, délais des résultats trop longs, dépistage de masse...). Les personnels de l’Education nationale sont déjà prioritaires sur les lieux de tests. Les délais entre prélèvement et validation des résultats des tests RT-PCR diminuent selon la DRESS (Ministère de la santé).
  • Acte non exclusif d’un professionnel de santé. Il peut être fait appel aux secouristes et sapeurs-pompiers.
  • C’est un test destiné prioritairement aux personnes symptomatiques. La réalisation dans les enceintes scolaires risque de favoriser la circulation du virus, contrairement aux règles de brassage du protocole sanitaire.
  • Le test doit être réalisé dans les 4 jours suivants l’apparition de symptômes, d’où obligation d’une mise en place de prélèvement au minimum 2 fois par semaine (Arrêté du 16/11/2020).
  • Les infirmeries des locaux scolaires ne sont pas destinées à ce type d’examen.

Le SNIES refuse

  • Une formation et un engagement en dehors du temps de travail.
  • Une indemnité de 400 euros qui couvrirait les déplacements.
  • L’absence d’infirmier-ière dans les EPLE. La crise sanitaire a des conséquences sanitaires, sociales, psychologiques, financières sur les jeunes qui ne doivent pas être privé du bénéfice des consultations infirmières, si aucun autre dispositif n’est prévu.

Le SNIES s’interroge

  • L’octroi d’une prime de 400 € qui couvrirait quoi ? Ramenée à 5 jours de travail de novembre à février, c’est moins de 5 € par jour de test.
  • Le périmètre géographique des équipes mobiles.
  • Le remboursement des frais de déplacements ou des moyens de transports proposés.
  • L’Inscription obligatoire à l’ONI pour accéder à l’entrée des données et des résultats du test réalisé. Un numéro d’identification serait fourni.
  • La consultation des organisations syndicales pour la déclinaison locale.
  • Le silence sur la couverture des frais de déplacement.

Pour le SNMSU Unsa Educationles médecins scolaires ne seront pas volontaires pour cette campagne de dépistage et faire les TRA du personnel de l’Éducation nationale !

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